L'ELSÄSSISCHER ORGELREFORM

par Emmanuel FABRE
(organiste titulaire de l'orgue de l'église Saint-Pierre-le-Jeune-catholique de Strasbourg)

Le Congrès de Vienne

Bien que SCHWEITZER ne puisse plus revenir sur le fait que, désormais, ses conceptions et celles de RUPP porteront l'estampille d'Elsässischer Orgelreform, il va essayer de les objectiviser, de les universaliser.

C'est dans ce but qu'il accepte la direction de la nouvelle section pour la facture d'orgue dans le cadre du IXè Congrès de la International Musikgesellschaft se réunissant à Vienne en 1909.
Comme travail préalable, SCHWEITZER envoie une sorte de sondage sur la facture d'orgue et son avenir à un panel très complets de facteurs d'orgues, experts et organistes, à travers toute l'Europe.
Puis, la section se réunit à Vienne. Outre ses animateurs, SCHWEITZER et MATHIAS, elle comprend des facteurs d'orgues : Fritz HÆRPFER, représentant de l'école alsacienne, RIEGER de Jägerndorf pour les grandes firmes, SCHIFFNER de Prague comme apôtre de SILBERMANN, BRAUNER d'Altstadt qui prône la traction mécanique, ULLMANN de Vienne, personnifiant la tradition autrichienne baroque; l'expert autrichien EHRENHOFFER ; l'ingénieur DREXLER, concepteur de transmissions électriques ; les théologiens catholiques BEWERUNGS et MAYNOOTH.
Les trois premières interventions engendrèrent le Règlement international pour la Facture d'Orgues. Véritable condensé des idées les plus importantes de RUPP, SCHWEITZER et MATHIAS, le Règlement constitue en quelque sorte le seul "manifeste" de l'Elsässischer Orgelreform qui, jusqu'alors, n'était qu'un terme générique issu de divers opuscules, articles ou expériences plus ou moins concrètes.

 


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