« [...] Les organistes Béatrice Piertot et Yannick Merlin n’éludent en rien l’âpreté de la recherche  ni la force de ces confrontations. Ils parviennent à incarner l’écriture alors même que, par instants, elle semble incliner vers l’abstraction. Ils ne perdent pas le sens de ce discours d’une architecture pourtant complexe. Dans les rares instants apaisés, qui semblent dans ces pages des moments de répit, ils mêlent les flûtes onctueuses aux merveilleuses voix célestes des deux instruments Cavaillé-Coll sollicités (Saint-Antoine des Quinze-Vingts et Notre-Dame des Champs). »

David Loison, Classica, juillet-août 2013, p. 113

« A 4 mains et à 4 pieds", comme le précise le titre de leur dernier CD, Béatrice Piertot et Yannick Merlin exploitent magnifiquement les sonorités de l'orgue de l'église parisienne Saint-Laurent. Grâce aux transcriptions qu'ils ont réalisées [...] ils mettent en valeur, et rendent aisément perceptibles les différents registres de l'instrument [...] Le texte de présentation précis, clair et documenté, tant pour les oeuvres retenues que pour l'instrument lui-même, éclaire les tenants et les aboutissants de ce très beau disque. »

Jean Dupart, Arts&MétiersMag, Novembre 2010

"The Keyboard Trust strayed from its usual venue and instrument to mount a programme of French music for organ duet at the Temple Church, Fleet Street, on 5 November played by Yannick Merlin and Béatrice Piertot. This proved to be an exceptionally fascinating event, the music suiting the famous Harrison and Harrison instrument admirably. The central items were two important and highly successful transcriptions - Saint-Saens's Danse macabre and the second movement of Debussy's String Quartet in G minor - both of which worked well in the different medium, and which were finely played with much character. The programme opened with a march pour la Cérémonie Turque by Jean-Baptiste Lully, in an arrangement by Béatrice Piertot herself, and ended with the Rapsodie pour deux organistes en 5 mouvements by Naji Hakim, Messiaen's successor at Saint-Sulpice [sic]. This last work, by far the most significant in the programme in respect of the suitability for the medium of organ duet, received a fine performance indeed, and the attention to detail, suitability of registration, allied to the musically adept technical skill of both players, was a consistently impressive feature of this eminently worthwhile occasion."

Musical Opinion, Jan/Feb 2009 by Matthew-Walker, Robert

« Voilà de l’inédit, qu’il s’agisse des œuvres, en première mondiale pour la plupart, de l’instrument (refonte complète des apports antérieurs, premier enregistrement) ou de l’interprète, dont c’est le premier disque. Très engagé dans la vie musicale alsacienne, titulaire du Merklin du Temple-Neuf de Strasbourg, Yannick Merlin s’attache à faire connaître les compositeurs alsaciens, dont certains sont publiés par ses soins chez Delatour. Entre école française et tradition allemande, ce programme leur est entièrement dédié. Du style noblement charpenté de Théophile Stern, proche du Mendelssohn des sonates, à Marie-Joseph Erb, qui semble ici la personnalité la plus marquante, en passant par Léon Boëllmann, seule figure connue de ce récital, se profile un répertoire stylistiquement affirmé, traditionnel mais non sans originalité. Sur ce Koenig à l’harmonisation chaleureuse, Yannick Merlin ébauche avec tempérament et conviction le solide portrait d’une école qui réserve de belles surprises. »

Michel Roubinet (Le Monde de la Musique n° 318, mars 2007, p.103)

"En 2003, les lecteurs de L'Orgue avaient découvert les talents de musicologue de Yannick Merlin lors de la publication de son imposante étude, "Orgues et organistes parisiens en Alsace (1860-1908)", dans le n° 265 de L'Orgue ; cette fois, ils vont pouvoir découvrir ses talents d'organiste dans un programme très original des compositeurs alsaciens très connus ou franchement oubliés. Car c'est là toute l'originalité de Yannick Merlin que de nous faire découvrir quelques facettes de l'orgue alsacien des XIX° et XX° siècles sur le très bel instrument reconstruit par Yves Koenig en 2003 [...] Disons le clairement, les pièces enregistrées sont d'un niveau d'écriture assez inégal et on comprend que certaines d'entre-elles aient été oubliées... L'ensemble est largement dominé par l'indémodable Suite gothique de Léon Boëllmann [...] Cette pièce [...] est ici magistralement interprétée et sonne parfaitement sur l'instrument strasbourgeois. A côté de ce "monument", il reste un peu de place pour quelques agréables surprises, comme ce "Verbum Supernum", mouvement central de la Ttroisième sonate pour orgue de Marie-Joseph Erb, lumineux et extatique chant céleste qui envoûte littéralement l'auditeur, ou encore ce somptueux et mélancolique Prélude-choral sur l'hymne Sacris Solemniis d'Alphonse Schmitt, au forts relents impressionistes. Nomination aussi pour la belle Introduction et fugue de Nicolas-Joseph Wackenthaler qui semble avoir bien connu la musique de Bach... Il faut louer la belle prestation de Yannick Merlin qui interprète toutes ces pièces avec goût et passion, secondé par une technique sans faille et un beau sens de la registration : cela lui permet de mettre en valeur l'instrument qui sonne idéalement dans ce répertoire [...] Souhaitons à Yannick Merlin de retrouver d'autres belles pièces dans ce vaste répertoire en grande partie méconnu des maîtres alsaciens qu'il s'attache à nous faire découvrir grâce à ses éditions dans la collections "Compositeurs alsaciens" (Editions Delatour)."

Erik Kocevar (Revue L'Orgue n° 274, septembre 2006)

" ... Yannick Merlin est très actif dans la défense du patrimoine organistique de sa région, dont on savait depuis longtemps qu'elle est une des plus riches d'Europe pour ce qui est des instruments. Après plusieurs publications, voici, si je ne me trompe, son premier CD, consacré à des oeuvres, pour la plupart totalement inconnues, de quelques-uns des organistes qui, aux deux derniers siècles, ont fait vivre quelques-uns de ces instruments.
Une excellente interprétation de la seule oeuvre connue ... nous convainc aisément que ce jeune organiste a bien du talent. Un réel mérite aussi, pour cette présentation d'un répertoire comprenant des pages qui, comme l'instrument, illustrent bien le métissage de la culture alsacienne : ni tout à fait française, ni vraiment allemande, originale et digne d'intérêt."

Jean Ferrard (Magazine de l'Orgue, n° 86, janvier 2006)

" ... Les interprétations judicieuses sont admirablement servies par l'esthétique romantique du nouvel orgue Koenig ... A découvrir."

Caecilia (janvier-février 2006)

" Belle surprise ici d'un disque original présentant un programme quasiment inédit de compositeurs alsaciens ... Ecole romantico-symphonique où les styles allemands et français se mêlent avec bonheur. La remarquable prestation de Yannick Merlin, lui aussi alsacien et diplômé du célèbre conservatoire de Strasbourg, nous aide à pénétrer cet univers passionant ... Yves Koenig signe un remarquable instrument .... harmonie néo-symphonique respectée sans agressivité, beaucoup de rondeur dans le grand choeur et détails très réussis (flûtes). Une pierre indispensable pour connaître l'orgue alsacien..."

Le Tuyau (1ier semestre 2005, n° 37)

 

 

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