L'Orgue Alsacien des XIX° et XX° siècles

Par Yannick Merlin

A l'orgue Yves Koenig (2003) de l'église Saint-Pierre-le-Jeune catholique de Strasbourg
(premier enregistrement de l'instrument)
* Premières mondiales au disque

  STERN, Théophile (Strasbourg, 1803 - Strasbourg, 1886)    
1
Fantaisie en ré mineur*   4'50
  PARMENTIER, Théodore (Barr, 1821 - Paris, 1910)    
2   Andantino*   4'19
  WACKENTHALER, N.-J. (Sélestat, 1840 - Dijon, 1913)    
3   Introduction et fugue*   3'50
  QUERM, Adolphe (Sainte-Marie-aux-Mines, 1823 - Strasbourg, 1869)    
4   Communion*   3'10
  BOËLLMANN, Léon (Ensisheim, 1862 - Paris, 1897)    
    Suite Gothique :    
5   "Introduction-Choral"    
6   "Menuet gothique"    
7   "Prière à Notre-Dame"    
8   "Toccata"   14'00
9   Ronde française (transcription : G. Choisnel)   3'57
  THOMAS, Eugène (Fréland, 1841 - Sainte-Marie-aux-Mines, 1918)    
10   Solo n° 3*   2'45
  SCHMITT, Alphonse (Koetzingue, 1875 - Paris, 1912)    
11   Prélude-Choral sur l'hymne Sacris Solemniis*   5'47
12   Prélude lent*   2'27
  SCHIRLÉ, Auguste (Epfig, 1895 - Montrouge, 1971)    
13   Choral "O Haupt voll Blut und Wunden"*   5'25
  ERB, Marie-Joseph (Strasbourg, 1858 - Andlau, 1944)    
14   Canzone phrygienne*   3'52
15   Fugue sur "Benedicamus"*   3'14
    Sonate (1927) dédiée à Charles-Marie Widor    
16     "Verbum Supernum" (mouvement central)   3'46
17     "Pange Lingua" (final)   2'52
       
    Durée totale : 61'34

 

A. Cavaillé-Coll disait de l'Alsace qu'elle était "le pays des orgues" ; il aurait pu ajouter celui des organistes-compositeurs. L'instrument roi y fut particulièrement à l'honneur dès le début du XIX° siècle et nombre de compositeurs, aujourd'hui malheureusement oubliés pour la plupart, ont façonné un répertoire original et digne d'intérêt.
Stern, Parmentier, Querm et Thomas furent de brillantes figures régionales, particulièrement actifs avant l'Annexion, qui rayonnèrent en France et en Allemagne. La qualité de leurs œuvres séduit immédiatement.
Après 1871, nombre de musiciens alsaciens émigrèrent en France. L'un d'eux, Boëllmann, est peut-être le seul dont le nom est resté dans le répertoire. Pourtant, des noms comme Wackenthaler (organiste de la cathédrale de Dijon) et surtout Erb méritent leur redécouverte : en son temps, Erb fut joué et admiré par Bonnet, Gigout, Fleury, Duruflé ou Marchal. La musique de Schmitt suscita les éloges de Vierne et fut jouée par Duruflé, celle de Schirlé fut louée par Widor, son professeur de composition.

C'est la redécouverte d'un répertoire injustement oublié que je vous propose avec cet enregistrement présentant plusieurs premières mondiales au disque.

Réalisation : Pascal Oosterlynck (disques Ctésibios) : ctesibios@mac.com

Pour toute commande ou renseignement :
Yannick MERLIN
Mail

Retour à la page d'accueil